[Workshop Cinéma] Qu’est ce qu’un espace blanc ? Figure de l’absent

du lundi 14 mars 19h au vendredi 18 mars 19h

 

 

Workshop « Qu’est-ce qu’un espace blanc ? Figure de l’absent », organisé par le Réseau cinéma en écoles supérieures d’art, en partenariat avec le FID Marseille, autour de l’exposition Made in Algeria – Généalogie d’un territoire*

du lundi 14 mars au vendredi 18 mars

 

[ École supérieure d’art du Réseau Cinéma à l’initiative du workshop ]
Les enseignants des écoles d’art  : Paul-Emmanuel Odin (esaaix, Aix-enProvence), Judith Abensour, Thomas Bauer (esba-talm, Angers), Alejandra Riera (ensa, Bourges), Serge Le Squer (ésadtpm,Toulon), Florence Lazar, Yael Perlman et Lotte Arndt (esad-gv, Valence).

Public étudiants issus des différentes écoles du réseau
26 étudiants/es

[ Intervenants invités ]
Habiba Djahnine, Hassen Ferhani, Zahia Rahmani, Jean-Pierre Rehm, Todd Shepard

[ Dates ] 
du lundi 14 mars 19h au vendredi 18 mars 19h
horaires du mardi 15 au vendredi : 9h-23h

[ Lieu ]
La Compagnie, lieu de création (Marseille).

[ Contenu ]
Ce workshop prendra pour point de départ la réflexion soutenue par l’exposition Made in Algeria, généalogie d’un territoire* en regard du cinéma contemporain algérien. À partir de la manière dont le dessin cartographique a participé et participe toujours de la captation territoriale, de sa surveillance et de ses frontières, le workshop traite des espaces territoriaux et des figures les traversant.

Trois soirées durant le workshop seront ouvertes au public  :
/// Lundi 14 mars, 19h  : ouverture du workshop par Habiba Djahnine et Zahia Rahmani en présence de Todd Shepard, suivie d’une projection de films et lecture de poèmes d’Habiba Djahnine.
/// Mercredi 16 mars, 19h  : en partenariat avec le FID Marseille, projection du film Dans ma tête un rond-point en présence du réalisateur Hassen Ferhani. 
/// Jeudi 17 mars, 19h  : lecture projection de Zahia Rahmani, « L’indienne enroulée dans le cinéma de John Ford ou les chemins d’un malentendu »

À propos des intervenants

Habiba Djahnine est cinéaste (Lettre à ma sœur 2006, Autrement citoyens 2009, Retours à la montagne 2010, Avant de franchir la ligne d’horizon 2011, Safia, Une histoire de femme 2011), féministe et militante politique. Elle est à l’initiative en Algérie, du Béjaïa Doc, un atelier de création de films documentaires. En 2012, elle a reçu le Prix Prince Claus pour son rôle dans la relance du cinéma algérien et pour « la création de documentaires sensibles, difficiles et perspicaces sur les réalités contemporaines  ». Écrivain et poète, elle vient de publier un nouveau recueil de poésies Fragments de la maison, aux éditions Bruno Doucey (2015).

Hassen Ferhani est cinéaste. De 2003 à 2008, il co-anime le ciné-club de l’association Chrysalide à Alger. Depuis 2006, il a réalisé plusieurs court métrages, Les Baies d’Alger (2006) sélectionné en compétition officielle par plusieurs festivals internationaux), Le vol du 140 (2008). Il co-réalise, en 2010, un film documentaire Afric Hotel. Son film Tarzan, Don Quichotte et nous (2013) a été présenté à Visions du Réel et au FID Marseille ainsi que dans plusieurs festivals internationaux. Son premier long métrage Un rond-point dans ma tête a été présenté en avant première et primé au FID Marseille 2015. Il a depuis reçu de nombreux prix internationaux. Il est sorti en salles en France le 24 février 2016.

Zahia Rahmani est commissaire de l’exposition, Made in Algeria, généalogie d’un territoire. Elle dirige à l’Institut national d’histoire de l’art le programme de recherche « Arts et mondialisation ». De 1999 à 2002 elle a dirigé le Research Program, post-diplôme de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. Elle est l’auteur d’une trilogie consacrée à des figures contemporaines "d’hommes bannis" publiée aux éditions Sabine Wespieser : Moze (2003, SW Poche 2016), Musulman roman (2005, SW Poche 2015) et, France récit d’une enfance (2006, Livre de Poche 2007), qui paraît en mai 2016 sous le titre, France, story of childhood, aux Yale University Press.

Jean-Pierre Rehm , délégué général du FID depuis 2001, est un ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure. Après l’enseignement (Histoire et théorie des arts et du cinéma dans différentes Ecoles d’Art en France de 1989 à1999), il entre au Ministère de la Culture (chargé de l’enseignement artistique à la Délégation des Arts plastiques de 1999 à 2001). Il assure divers commissariats d’expositions internationales en France et à l’étranger (Musée d’Art Moderne du Caire, Yokohama Art Center au Japon, Witte de Witte à Rotterdam, Fondation Caixa à Barcelone). Il collabore à de nombreuses revues d’art et de cinéma (Trafic, Revue de Littérature Générale, Les Cahiers du Cinéma, L’œil, Rue Descartes, Vertigo, Trouble, Vacarme) et catalogues d’exposition. Il co-signe également des ouvrages sur Isidore Isou, Jacques Rozier, Tsaï Ming-liang. Eric Baudelaire. Par ailleurs, il est membre de l’AICA (Association Internationale des critiques d’art), membre des conseils d’administration des RIP (Rencontres Internationales de la Photographie) d’Arles et des Laboratoires d’Aubervilliers. Il a également eu en charge le Post-Diplôme à l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Lyon.

Todd Shepard, professeur à Johns Hopkins University (Baltimore), spécialiste de la France contemporaine et des études post-coloniales, en résidence à l’Iméra (Université Aix-Marseille).Il a publié chez Payot 1962. Comment l’indépendance algérienne a transformé la France et prépare actuellement deux ouvrages : La France, le sexe et les Arabes, 1962 à 1979 qui explore l’importance et la fonction des représentations de la « perversion » masculine dans les débats politiques français après 1962 et Affirmative Action and Empire qui porte sur un ensemble de programmes novateurs, mis en place par la République dans le contexte de la Guerre d’Algérie, visant à corriger les discriminations subies par les « musulmans d’Algérie ».

*Présentée au MuCEM jusqu’au 2 mai 2016, Made in Algeria, est la première exposition d’envergure consacrée à la représentation d’un territoire, Made in Algeria, montre comment l’invention cartographique a accompagné la conquête de l’Algérie et sa description. L’exposition réunit un ensemble de cartes, dessins, peintures, photographies, films et documents historiques d’une qualité rare. Sont aussi présentes dans l’exposition et en contrechamp de cette production européenne, des œuvres inédites d’artistes contemporains qui ont arpenté le territoire algérien.

Voir le lien de l’émission La Marche du Monde de RFI consacré à l’exposition Made in Algeria qui s’est déroulée en partie dans les salles d’expositions avec des étudiants d’école d’art.
http://www.rfi.fr/emission/20160402-mucem-made-algeria-algerie-fabrique-coloniale-cartographie-colonisation


Voir en ligne : /// Made in Algeria